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Pourquoi ce site ?

Un constat, tout d'abord : nous sommes tous, hommes et femmes, des acteurs économiques et sociaux. Jusqu'aux enfants, de plus en plus, que cela soit satisfaisant ou non.

Mais, au-delà de l'évidence, se pose la question de la conscience réelle de cet état de fait, ainsi que celle de ses implications.

Clairement, la pertinence d'une telle question relève, en principe, pour le plus grand nombre et au mieux, d'une corrélation directe avec la gravité de la conjoncture. Et celle que nous connaissons, depuis de nombreuses années maintenant, est d'une particulière gravité. Dans tous les domaines.

Dès lors, les manifestations de cette (prise de) conscience devraient se multiplier, croître de façon importante, spectaculaire même. Mais non, force est de le constater. Pourquoi ?

Écartons d'emblée le syndrome des « années folles » restreint à une minorité, pour revenir à l'essence même de cette conscience.

Si celle-ci peut prendre source, en tout premier lieu, dans les facultés propres, naturelles de l'individu, pour la grande majorité, c'est dans l'éducation qu'elle devra - ou devrait - puiser ses ressources.

Pour se nourrir, par la suite, d'une information et d'une réflexion appropriées.

Or, à l'examen, à l'image de l'éducation, l'information produite en matière économique et sociale, comme celle relative à l'entreprise, ne nous paraît pas être réellement pertinente pour la majorité de la population.

En effet, celle-ci est, le plus souvent, réduite aux grands agrégats (PIB, PIN, monnaie, échanges internationaux, etc.) et aux « grands acteurs » (CAC40...), sauf à sacrifier aux exigences de la sacrosainte actualité, à naviguer sur les tendances,  à satisfaire au scoop, surtout quand les pages se remplissent difficilement.

Et cette information, lorsqu'elle est pertinente, apparaît hors de portée, d'une technicité inabordable pour la plupart, dans le premier cas, instantanée et dépourvue de prolongement intellectuel dans le second. À la manière de la prolifération de l'image, cancer de l'imagination, ou des « tweets » et autres « facebooks » chancres de la communication.

En outre, la place de la réflexion, d'une réflexion accessible et non enfermée dans le dogme, est apparue quasi inexistante.

De telles lacunes nous ont paru devoir être comblées : tel est - bien modestement - le but de ce site.

Sujets de fond, reportages, dossiers et enquêtes composeront le coeur d'une information voulue précise, exacte, lisible, privilégiant l'investigation, le « terrain » et l'analyse, le questionnement, loin de toute langue de bois.

Henri RIUS